Titre 1

Sous-titre

Par Véronique Mariage, psychanalyste, membre de l’ECF, ex-directrice thérapeutique du Courtil (Belgique).

Ce texte est issu de la conférence présenté lors de la 7e Journée de l’ADIR, le 10 novembre 2018.

Les enfants psychotiques, un par un, construisent leur lien au monde dans la singularité. À défaut de pouvoir appréhender le monde avec l’outil symbolique décerné par le langage et organisé par l’Oedipe, ces sujets sont alors très inventifs pour fabriquer ce lien via les objets. Ceux-ci permettent non seulement de constituer un rapport à l’Autre mais aussi d’avoir un corps.

Comme le dit Eric Laurent dans son livre La bataille de l’autisme, « Dans les cas de psychoses infantiles graves, beaucoup de ces sujets, complètement éclatés, errent dans un état de déréliction avec un corps qui semble morcelé. Il s’agit de savoir quelle est la nature de cet éclatement et en quoi il consiste. Pour des sujets qui sont sans limite et sans bord, comment instituer une limite, non pas à partir d’un quelconque apprentissage, mais en constituant une chaîne singulière amalgamant signifiants, objets, actions et façons de faire afin de construire un bord pulsionnel, se présentant dans l’interaction avec le sujet.[1] »